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Grippe : les hommes ne sont pas des petites natures

Grippe : les hommes ne sont pas des petites natures
Par Elfaoudaoudi Monsif
25 Décembre 2017

Les hommes seraient plus vulnérables aux infections respiratoires que les femmes. Les hormones sexuelles joueraient un rôle dans cette inégalité de genre.

 

D’un ton plaintif la main sur le front pour prendre sa température, il réclame un mouchoir, une soupe chaude et jure que sa mort est proche. Pauvre homme, l’a eu, cette année encore… Cette réputation de mauvais malade colle à la peau de la gent masculine. Mais est-ce vraiment mérité? Sont-ils des êtres délicats victimes de railleries infondées? Certainement, à en croire une étude canadienne parue dans l’édition de Noël du British Medical Journal qui assure que les hommes ne feignent pas.

 

«Les hommes n’exagèrent pas leurs symptômes. En fait, ils ont un système immunitaire moins efficace que celui des femmes face aux virus responsables d’infections respiratoires, ce qui entraîne une morbidité et une mortalité plus importante chez les hommes», explique le Dr Kyle Sue, médecin généraliste dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador au nord-est du Canada et auteur de l’étude.

Le praticien s’est intéressé à cette particularité masculine après avoir lui-même souffert d’une grippe sévère. Curieux de comprendre pourquoi ses symptômes étaient si prononcés, le Dr Sue a fouillé la littérature scientifique.

 

Il a d’abord découvert que cette «grippe de l’homme» est universelle. Une étude menée à Hong Kong entre 2004 et 2010 a, en effet, montré que le risque d’hospitalisation est plus important chez les hommes. Des travaux américains réalisés entre 1997 et 2007 ont, quant à eux, révélé que la grippe tue plus d’hommes que de femmes.

 

Quand les hormones s’en mêlent...

D’après des analyses conduites chez la souris, cette vulnérabilité serait liée aux hormones sexuelles. Les mâles grippés présentant des taux élevés de testostérone ont davantage de difficultés à se débarrasser du virus de la grippe, tandis que les femelles ayant un taux important d’œstrogènes semblent se remettre plus vite sur pattes.

 

Cette théorie a été confirmée par une étude menée par une équipe franco-américaine et publiée en 2013 dans la revue scientifique PNAS. L’efficacité de la vaccination antigrippale dépend de la concentration de testostérone. L’hormone masculine atténue la réaction immunitaire d’un individu. La production d’anticorps dirigés contre le virus de la grippe est donc moindre chez les hommes que chez les femmes.

 

Reste maintenant à comprendre pourquoi le système immunitaire masculin est plus faiblard que celui des femmes. Selon les recherches du Dr Kyle, certains scientifiques pensent que l’évolution n’a pas favorisé le renforcement des défenses immunitaires des hommes car il était plus probable qu’ils meurent d’un traumatisme que d’une infection. En attendant, «nous pourrions créer de grandes pièces équipées d’écrans géants et de chaises longues pour que les hommes puissent récupérer de leur méchante grippe en toute sécurité et dans des conditions confortables», propose, non sans humour, le Dr Kyle Sue.

 

Source : lefigaro.fr

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