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Un malade transmet la grippe même sans tousser

Un malade transmet la grippe même sans tousser
Par Elfaoudaoudi Monsif
23 Janvier 2018

Une étude américaine révèle la stupéfiante propagation du virus dans l’air.

 

Il est un peu tard pour se faire vacciner contre la grippe mais au moins peut-on tenter d’y échapper. L’esquive est sans doute plus difficile qu’on ne le pensait jusqu’alors. En effet, contourner les malades qui toussent ne suffit sans doute pas pour éviter d’inhaler des particules virales.

 

Des chercheurs américains, dont les travaux viennent d’être publiés dans l’édition avancée des Actes de l’Académie nationale des sciences des États-Unis (Pnas) ajoutent quelques précieuses informations aux recommandations déjà existantes. Ils se sont aperçus que même sans tousser, un malade grippé qui respire et parle diffuse du virus autour de lui.

 

«Nous pouvons conclure que les voies ariennes de la tête n’apportent qu’une faible contribution à la production de virus en aérosol et que celle-ci provient de l’infection des poumons»

Les chercheurs

 

Les chercheurs ont demandé à 142 personnes de respirer normalement pendant 30 minutes dans un dispositif collectant l’air les environnant. Les volontaires pouvaient bien sûr tousser ou éternuer et ils devaient aussi réciter l’alphabet à trois reprises pendant cette demi-heure.

 

Les participants avaient tous une grippe, confirmée par des prélèvements, dont les symptômes étaient apparus depuis un à trois jours. Cette période correspond à celle de contagiosité maximale en cas de contamination. À noter que l’on est aussi contaminant dans les deux jours qui précèdent les symptômes, mais on ne sait pas à ce moment-là que l’on va avoir la grippe.

 

Pour entrer dans l’étude, les volontaires recrutés parmi 355 étudiants ayant des signes d’infections respiratoires, devaient avoir soit un test rapide de diagnostic (à partir d’un prélèvement nasopharyngien) indiquant la grippe, soit une température supérieure à 37,8 °C, avec une toux ou une gorge irritée.

 

 

Seulement un malade sur trois a de la fièvre et des douleurs musculaires

 

Les symptômes de la grippe sont nombreux. Dans une étude réalisée à Hongkong il y a sept ans, les trois quarts des malades atteints de grippe avaient des signes de rhinite (nez congestionné, nez qui coule), les deux tiers toussaient, la moitié avait la gorge douloureuse et mal à la tête et seulement un malade sur trois de la fièvre et des douleurs musculaires (myalgies).

 

Parmi les particules expulsées par la toux, on distingue des gouttelettes de tailles variables. Il y a trois ans, une équipe du MIT (Institut de technologie du Massachusetts) à Boston avait montré que le nuage de gouttelettes et de gaz qui se forme lorsque quelqu’un tousse se diffuse très largement. Alors que l’on pensait que les plus petites gouttelettes n’allaient pas au-delà d’un mètre, les chercheurs du MIT ont découvert qu’elles pouvaient aller jusqu’à six mètres de distance, portées par le nuage! Et comme l’air chaud et humide monte et diffuse largement, un malade contamine rapidement l’espace où il est confiné.

 

«Les femmes ont tendance à tousser pour une charge virale plus basse que les hommes»

Les chercheurs

 

La nouvelle étude des Pnas confirme ce potentiel de dissémination aérienne des particules virales, puisque du virus était retrouvé dans 39 % des échantillons d’aérosols (gouttelettes les plus fines, inférieures à 5 micromètres) mais surtout dans la moitié des échantillons prélevés, alors que les volontaires n’avaient ni toussé ni éternué pendant les 30 minutes de l’expérience. Une surprise pour les chercheurs, car habituellement on considère que c’est surtout la toux qui porte du virus.

 

Autre surprise, la présence de virus dans le nez n’a, semble-t-il, pas joué un grand rôle dans la dissémination aérienne de virus. «C’est pourquoi, écrivent les chercheurs, nous pouvons conclure que les voies ariennes de la tête (nez, gorge, NDLR) n’apportent qu’une faible contribution à la production de virus en aérosol et que celle-ci provient de l’infection des poumons .»

 

Ils remarquent aussi que «les femmes ont tendance à tousser pour une charge virale plus basse que les hommes». Et tousser plus fréquemment à charge virale équivalente. «Il se pourrait que les femmes aient un réflexe de toux plus sensible», avancent-ils.

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